La luminothérapie contre la dépression saisonnière !
Par Martin R, mardi 15 décembre 2009 à 10:20 :: Massage, bien-être :: #78 :: rss
La luminothérapie est une composante de la photothérapie où le patient expose ses yeux à une lumière spécifique, dépourvue de rayons U.V et infra-rouges. La lumière a toujours été un régulateur naturel de notre métabolisme. Comment explique-t-on ce phénomène ? Quels sont les principaux champs d’action de la luminothérapie aussi appelée photothérapie ? Comment profiter au mieux de son matériel de luminothérapie ? Enfin quelle lampe de luminothérapie choisir ? Retrouvez tous nos conseils en images…

Les lampes de luminothérapie :
La lampe de luminothérapie Bright Light Energy de Philips est une lampe puissante, de 10 000 Lux, équipée d’un variateur ; conforme à la directive MDD 93/42/EEC destinée à l’usage médical CE 0344.
La nouvelle lampe de photothérapie Beurer Day Light est une lampe d’entrée de gamme, présentant un excellent rapport qualité/prix pour une lumière proche de la lumière du jour sans UV ni Infrarouges.
Découvrez dans la suite de cet article tous les éléments pour bien choisir votre matériel en fonction de vos besoins !
La luminothérapie, comment ça marche ?
La rétine, percevant directement la lumière, est directement reliée à l’Hypothalamus. La lumière est codée en signaux électriques qui vont agir sur des neurotransmetteurs comme la sérotonine qui régularise l’humeur et la mélatonine (responsable des cycles éveil-sommeil). L’Hypothalamus assure le contrôle des sécrétions émises par l’hypophyse (principale glande le l’organisme) et régule l’homéostasie (stabilisation du métabolisme général, de l’horloge biologique). L’Hypothalamus est au centre du système limbique impliqué dans le comportement sexuel et les émotions.
La lumière a un effet important sur l’activité de l’Hypothalamus, en effet il est prouvé que qu’un sommeil de qualité sera atteint lorsque la rétine ne percevra plus de lumière (sachant que la paupière est une très faible barrière contre la pollution lumineuse ambiante) et qu’un réveil efficace sera aidé par la production de mélatonine directement liée à la lumière naturelle…
Pourquoi parle-t-on de lumière naturelle ?
Il est important de distinguer la lumière naturelle de la lumière dite artificielle. En effet la lumière artificielle à laquelle on est exposé en hiver ou au bureau (surtout lorsqu’on travaille en horaires décalés) ne permet pas de capter un nombre suffisant de « lux ». Il faut donc s’exposer à une lumière de bonne intensité et de bonne température. Ces composantes d’intensité lumineuse et de température de couleur sont essentielles et c’est pourquoi une source lumineuse artificielle classique ne se substituera pas à une lampe de luminothérapie.

D’autre part, les lampes de luminothérapie font l’objet d’un contrôle stricte avant d’être mises sur le marché (appareils de catégorie électro-médicaux, encadrée par la directive européenne 93/42/EEC) : la lumière produite doit être saine et sans risque pour l’utilisateur (teneur extrêmement faible en rayons U.V.). Toutes ces lampes ont fait leurs preuves d’un point de vue médical.

Quels sont les champs d’action de la photothérapie ?
Le manque de lumière voit ses effets les plus importants en période hivernale avec une personne sur cinq touchée par des troubles hivernaux. On notera essentiellement le célèbre « blues hivernal » présentant des troubles de l’humeur et du sommeil (angoisses, colère, irritabilité, manque de confiance…) ; ce syndrome est souvent le début d’un cercle vicieux qui va appeler une mauvaise alimentation, une hygiène de vie en baisse et les conséquences sur la vie sociale et professionnelle peuvent mener à la dépression saisonnière (ou dépression hivernale ; TAS : Trouble Affectif Saisonnier) avec baisse importante du dynamisme, de l’énergie, de la libido ainsi que de réels problèmes de santé.
L´insuffisance de luminosité génère la sécrétion de mélatonine C´est cette hormone qui est à l´origine de notre besoin de sommeil.
En hiver, l´intensité lumineuse se situe en dessous de 2000 lux et nous sécrétons une quantité trop importante de mélatonine (hormone somnifère), par contre dès que l'intensité lumineuse est suffisante sa production est stoppée.
La réponse à ces troubles ont longtemps été, et spécialement en France, la médication par psychotropes. Aujourd’hui, la luminothérapie offre une solution naturelle et efficace dans 80% des cas en agissant entre autre sur la régulation de la mélatonine.

Comment utiliser au mieux son matériel de luminothérapie ?
La luminothérapie consiste simplement en des séances d'exposition à une forte luminosité au niveau des yeux.
Les séances doivent de préférence avoir lieu le matin (de façon journalière)
L'utilisateur doit garder les yeux ouverts mais n'a nullement besoin de regarder fixement la source lumineuse (il peut lire, regarder la télé, travailler à l’ordinateur…)
La durée d'une exposition varie selon la puissance de la lampe et la distance d’exposition.
A 10.000 lux, 30 minutes sont suffisantes à 30 cm
Une cure de photothérapie peut s’effectuer en milieu médicalisé ou à domicile avec les lampes de luminothérapie. Ces cures apportent un bien être et surtout un équilibre physique et mental tout au long de l’année. Si ces cures sont souvent préconisées en période hivernale, elles se révèlent efficaces tout au long de l’année pour une régulation du métabolisme et dans d’autres situations telles que : les troubles du sommeil, troubles de l’appétit, baisse de la libido, amélioration des performances physiques, réadaptation après décalage horaire, régulation en cas d’horaires décalés, troubles pré-menstruels, baby blues, régulation du sommeil chez le seniors, sevrage, fatigue chronique, dépression, convalescence ou encore pour lutter contre la chute des cheveux…
Avant toute chose, il est conseillé de consulter un ophtalmologiste (notamment en cas d’antécédents de maladies oculaires) ou un médecin avant de commencer une cure de photothérapie. En effet il faut s’assurer que les troubles vous amenant à la photothérapie ne soient pas les symptômes d’une autre maladie. Contre-indications notables : lésions rétiniennes ou personnes sous traitement anti-épileptique.

L’utilisation d’une lampe de photothérapie à domicile permet de bénéficier de tous les avantages d’une cure de photothérapie sans arrêter ses activités ; les lampes de luminothérapie peuvent s’utiliser dans toutes les pièces de la maison comme au bureau, il s’agit simplement d’une source lumineuse adaptée.
Quelle lampe de luminothérapie choisir ?
Premier critère de choix : l’intensité lumineuse ; celle-ci peut varier selon les modèles de 2000 à 10000 lux ; sachant que le temps d’exposition nécessaire sera proportionnel (une séance de 2 heures à 2500 lux contre une séance de 30 minutes à 10000 lux).
Ensuite vient le choix de la couleur, certains spécialistes ne conseillent pas la lumière bleue qui se révélerait plus agressive sur le long terme que la lumière blanche. La lumière jaune quand à elle peut déplaire à certains utilisateurs qui y voient un effet de moucheté ou de scintillement sur les lampes d’entrée de gamme.
On notera aussi que les lampes à néon ont une durée de vie supérieure aux autres ; que certaines lampes sont dotées d’un minuteur afin d’accompagner au mieux la cure.
Enfin on préférera une lampe de forme rectangulaire (type « mur de lumière ») afin de pouvoir pratiquer plus facilement une activité au cours de la séance (une lampe type « lampe de bureau » est à usage individuel, à champ plus réduit et plus directionnel).
exemples : la Lampe phototherapie bright light Philips 10000lux

ou en entrée de gamme : la Lampe phototherapie Beurer

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